COMMUNICATION A LA PRESSE
Objet :
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2192ème session du Conseil - AFFAIRES GENERALES - Luxembourg, les 21 et 22 juin 1999 |
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Présidents : |
M. Joschka FISCHER Ministre fédéral des affaires étrangères et vice-chancelier de la République fédérale d'Allemagne M. Günter VERHEUGEN Ministre adjoint au ministère des affaires étrangères de la République fédérale d'Allemagne |
SOMMAIRE
PARTICIPANTS
*POINTS AYANT FAIT L'OBJET D'UN DEBAT
- KOSOVO - Conclusions *
ACCORD D'ASSOCIATION AVEC L'EGYPTE *
COMITOLOGIE
*RECOURS AUX MOYENS DE COMMUNICATION MODERNES - VIDEOCONFERENCE
*COOPERATION ECONOMIQUE DE LA MER NOIRE (BSEC)
*RELATIONS EXTERIEURES
*QUESTIONS COMMERCIALES
*AGENDA 2000
* *JUSTICE ET AFFAIRES INTERIEURES
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Pour de plus amples informations -téléphoner au 285.87.04 ou au 285.68.08.
Les Gouvernements des Etats membres et la Commission des Communautés européennes étaient représentés comme suit :
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Pour la Belgique: |
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M. Frans VAN DAELE |
Ambassadeur, représentant permanent |
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Pour le Danemark : |
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M. Niels HELVEG PETERSEN M. Friis Arne PETERSEN |
Ministre des affaires étrangères Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères |
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Pour l'Allemagne : |
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M. Joschka FISCHER M. Günter VERHEUGEN |
Ministre des affaires étrangères et vice-chancelier Ministre adjoint au ministère des affaires étrangères |
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Pour la Grèce : |
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M. Giorgos PAPANDREOU M. Giannos KRANIDIOTIS |
Ministre des affaires étrangères Ministre adjoint des affaires étrangères |
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Pour l'Espagne : |
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M. Abel MATUTES |
Ministre des affaires étrangères |
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Pour la France : |
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M. Hubert VEDRINE |
Ministre des affaires étrangères |
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Pour l'Irlande : |
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M. Frank FAHEY |
Ministre adjoint ("Minister of State") au ministère de la santé et de l'enfance, chargé de l'enfance |
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Pour l'Italie : |
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M. Lamberto DINI M. Umberto RANIERI |
Ministre des affaires étrangères Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères |
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Pour le Luxembourg :M. Jacques POOS |
Ministre des Affaires étrangères |
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Pour les Pays-Bas : |
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M. Jozias VAN AARTSEN |
Ministre des affaires étrangères |
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Pour l'Autriche : |
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M. Wolfgang SCHÜSSEL |
Ministre des affaires étrangères |
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Pour le Portugal : |
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M. Jaime GAMA |
Ministre des affaires étrangères |
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Pour la Finlande : |
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Mme Tarja HALONEN |
Ministre des affaires étrangères |
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Pour la Suède :Mme Anna LINDH M. Gunnar LUND |
Ministre des affaires étrangères Secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères |
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Pour le Royaume-Uni : |
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M. Robin COOK Mme Joyce QUIN |
Ministre des affaires étrangères et du Commonwealth Ministre adjoint des affaires étrangères et du Commonwealth |
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Pour la Commission : |
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M. Manuel MARIN Sir Leon BRITTAN Mme BONINO M. Hans VAN DEN BROEK |
Vice-président Vice-président Membre Membre |
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Secrétariat général du Conseil M. Jürgen TRUMPF |
Secrétaire général |
BALKANS OCCIDENTAUX
Le Conseil s’est vivement félicité de l’adoption de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies, du retrait complet de toutes les forces de sécurité serbes, de la fin de la campagne aérienne de l’OTAN, ainsi que du déploiement de la KFOR et des mesures qui sont prises pour mettre en place une administration civile intérimaire du Kosovo.
Le Conseil attache la plus haute importance à ce que toutes les parties coopèrent pleinement avec la KFOR et la MINUK (mission d'administration provisoire de l'ONU au Kosovo) à la mise en œuvre de la résolution 1244 du Conseil de sécurité. Il a invité instamment l’UCK à se conformer pleinement à cette résolution, à respecter les engagements qu’elle a pris à l’égard de l’OTAN et à s’abstenir de tout acte de violence contre la population serbe. Il a aussi demandé une nouvelle fois à tous les groupements albanais du Kosovo d'œuvrer ensemble, sur la base de la résolution 1244 du Conseil de sécurité, pour l’avenir de leur peuple.
Le Conseil attend de tous les résidents du Kosovo qu’ils contribuent à la création d’un Kosovo démocratique et multiethnique. Le retour dans leurs foyers des réfugiés et des personnes déplacées, la sécurité garantie pour tous au Kosovo et la poursuite des auteurs d’atrocités figurent parmi les toutes premières priorités de la communauté internationale. Le Conseil a fait part de l'inquiétude que lui inspire l’exode de la population serbe du Kosovo et a exhorté tous les résidents serbes à rentrer chez eux.
Le Conseil attache la plus grande importance à ce que la Russie participe de façon active et constructive aux efforts déployés par la communauté internationale pour rétablir la sécurité, la stabilité et le respect des droits de l’homme au Kosovo. Dans cet esprit, il salue l’accord sur la participation de la Russie à la KFOR.
Le Conseil a noté que la MINUK se déploie actuellement à Pristina pour remplir le mandat que lui ont confié les Nations Unies et souligne que l’UE participera pleinement à la structure intégrée par une présence substantielle. L’UE a rappelé que, compte tenu de la contribution majeure qu'avec ses Etats membres elle apporte à la stabilisation du Kosovo, elle estime que le poste de Représentant spécial du Secrétaire général devrait revenir à un ressortissant de l’UE.
Le Conseil a invité la présidence, en collaboration avec la Commission, à porter à la connaissance du Secrétaire général de l’ONU le point de vue de l’UE sur sa mission et sur la contribution qu’elle entend apporter à l’ONU pour l’aider à remplir son mandat. L’UE désignera sous peu le chef du quatrième pilier, chargé des affaires économique et de la reconstruction.
Le Conseil a entendu un rapport sur les orientations de la Commission en ce qui concerne la reconstruction du Kosovo, ainsi que sur la création d’une agence qui sera chargée de la mise en œuvre des programmes de reconstruction de la Communauté, et il s’est félicité que la Commission ait l’intention d’engager sans délai le processus de reconstruction au Kosovo dans le cadre de l’action globale de la MINUK, en étroite coopération avec les institutions financières internationales. Il a noté qu’une mission d’évaluation des dégâts serait envoyée dans la région et il a invité la Commission à l’informer des besoins en reconstruction de la région, y compris la nécessité de dégager des ressources budgétaires supplémentaires.
Le Conseil a salué l’action engagée par la Commission pour mobiliser, aux fins de l’aide humanitaire, la réserve de 196 millions d’euros que comprend actuellement le budget de la Communauté européenne. Compte tenu des besoins prévisibles, il a invité la Commission à présenter dès que possible des propositions tendant à dégager des ressources humaines et financières supplémentaires pour venir en aide aux réfugiés, aider à leur retour et à la reconstruction du pays, y compris, le cas échéant, par un transfert de fonds d’autres lignes budgétaires, ou une proposition de budget supplémentaire pour 1999. Il faudra trouver des solutions appropriées pour les années à venir.
Le Conseil a demandé aux autorités yougoslaves de libérer les trois agents de l’organisation humanitaire CARE, condamnés à la prison par un tribunal militaire à Belgrade le 29 mai.
Le Conseil a condamné les exécutions en masse d’habitants du Kosovo, des civils pour la plupart. Il a déclaré avec insistance que les Etats membres de l’Union européenne étaient déterminés à coopérer pleinement avec le tribunal pénal international pour l'Ex-Yougoslavie et à respecter les obligations que leur imposent les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, en particulier en ce qui concerne les mandats d’arrêt décernés le 24 mai 1999.
CONCLUSIONS GENERALES
1. Le Conseil note que les instances compétentes ont entamé leurs travaux en vue d’élaborer une politique globale sur la base de la communication de la Commission sur le processus de stabilisation et d'association en faveur des pays de l'Europe du Sud-Est. Ce nouveau processus sera fondé sur l’approche régionale en vigueur et réaffirme la détermination de l’Union européenne d’assumer la tâche et la responsabilité de contribuer à la stabilité de la région. Cependant, les objectifs de ce processus ne pourront être atteints que si les peuples et les gouvernements de la région y prennent une part active avec responsabilité et détermination. En effet, l’avenir de la région dépend en définitive de ces peuples et gouvernements eux-mêmes. Ce processus permettra d’aider les pays de la région à établir de façon durable la paix, la démocratie, la stabilité et la prospérité, qui sont autant d’objectifs fondamentaux du Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-Est. A cet égard, le Conseil a rappelé les conclusions du Conseil européen de Cologne, du 4 juin 1999, en particulier le point 72 de ces conclusions. Le Conseil souligne que le processus de stabilisation et d’association va dans le sens de la future stratégie commune de l’UE à l’égard des Balkans occidentaux.
2. Le processus de stabilisation et d’association concernera l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la République fédérale de Yougoslavie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine ainsi que la coopération régionale dans l’Europe du Sud-Est.
3. Dans le cadre de sa politique globale à l’égard de l’Europe du Sud-Est, l’Union européenne va ajouter une nouvelle dimension à ses relations avec la région en offrant aux cinq pays concernés – dès lors qu’ils remplissent les conditions requises – une catégorie de relations contractuelles conçue spécialement pour eux : les accords de stabilisation et d’association. Ces accords seront proposés à tous les pays et seront l’instrument de relations plus poussées avec eux. Ils tiendront compte de la spécificité et de l’évolution de la situation de chaque pays et seront conclus progressivement en fonction de la capacité de chaque pays de s’acquitter des obligations contractuelles réciproques ainsi que de sa participation effective à la coopération régionale.
4. Le processus de stabilisation et d’association comportera, selon le cas, les éléments suivants :
- un accord de stabilisation et d’association ;
- des mesures commerciales autonomes ainsi que d’autres relations économiques et commerciales ;
- une aide économique et financière, entre autres sous forme de concours des programmes PHARE et OBNOVA, d’une aide financière et d’un soutien à la balance des paiements ;
- une aide à la démocratisation et au développement de la société civile ;
- une aide humanitaire pour les réfugiés, les rapatriés et les autres personnes concernées ;
- une coopération dans le domaine de la justice et des affaires intérieures ;
- la mise en place d’un dialogue politique.
La réussite du processus de stabilisation dépendra des efforts consentis par chaque pays pour tirer pleinement parti du soutien offert ainsi que d’une combinaison judicieuse des éléments susmentionnés.
5. Pour ce qui est des mesures commerciales autonomes en général, le Conseil confirme que le système actuel de préférences commerciales autonomes, adapté et renforcé là où cela est nécessaire, restera un instrument important jusqu’à ce que des relations contractuelles soient instaurées. Il prend acte de l’intention de la Commission de scinder à l’avenir le système existant de préférences commerciales autonomes en préférences commerciales séparées pour chaque pays afin de garantir un partage transparent et équitable de ces préférences entre ces pays et de préparer d'éventuelles négociations futures en vue de la signature d'accords de stabilisation et d’association.
6. Le Conseil confirme que sa politique en matière de conditionnalité, arrêtée le 29 avril 1997, continuera d’être appliquée à l’octroi des préférences commerciales autonomes, aux concours du programme PHARE et aux relations contractuelles. Il importe que les critères objectifs sur lesquels repose l’approche régionale soient appliqués de manière à inciter chaque pays à progresser dans le cadre du processus de stabilisation et d’association.
7. Le Conseil note que la Commission continuera à élaborer des rapports périodiques sur le respect de la politique en matière de conditionnalité arrêtée le 29 avril 1997. Il compte procéder à son prochain examen de la conditionnalité en novembre 1999. Il charge ses organes compétents de réfléchir à un mécanisme permettant d’examiner les instruments du processus de stabilisation et d’association.
CONCLUSIONS PAR PAYS
8. Le Conseil a examiné les résultats des pays de la région sur la base des conditions énoncées dans les conclusions du Conseil du 29 avril 1997 et du 31 mai 1999. A cette occasion, il a aussi tenu compte de la communication de la Commission sur le processus de stabilisation et d'association en faveur des pays de l'Europe du Sud-Est.
Albanie
9. Des progrès ont été accomplis sur le plan du respect des principes démocratiques, des droits de l’homme et de la réforme axée sur l’économie de marché. Cependant, l’ordre public et la sécurité publique font encore défaut dans de larges secteurs du pays. Le dialogue entre le gouvernement et le Parti démocratique a permis une amélioration du climat politique intérieur en Albanie. Ce pays a fait face de façon admirable à l’afflux massif de réfugiés du Kosovo et a coopéré de façon efficace avec les organisations internationales.
10. Les concours du programme PHARE ainsi que les autres formes d’aide communautaire seront maintenus afin de permettre de nouveaux progrès sur la voie de la stabilisation, du redressement, de la réforme économique et de la démocratisation du pays et de renforcer la coopération régionale. L’UE continuera en particulier à prêter son concours au rétablissement d’une police albanaise viable en coopération avec la mission renforcée de l’UEO et à renforcer sa mission d’aide douanière, sur la base du code des douanes modifié. Elle apporte un concours financier aux dépenses engendrées par les réfugiés. Le Conseil se félicite que la Commission ait l’intention de mettre en œuvre sans délai le soutien à la balance des paiements décidé récemment et, tout comme les IFI, de suivre de près l'évolution de la situation macro-économique.
11. Le Conseil se félicite que, conformément à ses conclusions du 26 avril et du 31 mai 1999, la Commission entende préparer, dès que possible, un rapport sur la possibilité d’ouvrir des négociations concernant un accord de stabilisation et d’association avec l’Albanie. A la suite de l’examen de ce rapport par le Conseil, la Commission sera invitée à faire des recommandations concernant des directives de négociation. Dans l’intervalle, les relations contractuelles seront maintenues, sur la base de l’accord de coopération de 1992 et la déclaration y afférente sur le dialogue politique, et de nouveaux groupes de travail seront mis en place (pour les infrastructures et l’agriculture). Le Conseil se félicite que, conformément à ses conclusions du 9 novembre 1998, la Commission ait présenté une proposition tendant à rapprocher le régime commercial bilatéral des normes régionales. Il charge ses organes compétents d’examiner cette proposition afin qu’elle soit rapidement adoptée par le Conseil.
Bosnie-Herzégovine
12. L’Union prend acte des progrès accomplis dans la mise en œuvre des accords de Dayton/Paris, en particulier en ce qui concerne la consolidation des autorités publiques. Cependant, la situation dans les deux entités, en particulier en Republika Srpska, doit encore s’améliorer. La tentative de renvoi du Premier ministre en exercice, M. Dodik, ainsi que la non-reconnaissance de l’arbitrage de Brcko par Nikola Poplasen ont ralenti les travaux des organes conjoints de la Bosnie-Herzégovine et ont empêché tout progrès. Les conditions du retour des minorités dans les deux entités doivent encore être améliorées, même s’il est vrai que la violence liée à ces retours a diminué au cours de ces derniers mois.
13. La Bosnie-Herzégovine devrait continuer à bénéficier des préférences commerciales autonomes accordées par la Communauté européenne. Comme par le passé, elle bénéficiera de l'aide du programme PHARE au titre de la reconstruction et du renforcement de ses institutions ainsi que pour le soutien des accords de paix. Les concours du programme PHARE seront accordés après que les autorités, au niveau de l'Etat et des entités, auront rempli les conditions requises. Il faut espérer que des progrès suffisants pourront être réalisés d'ici à la fin de la période couverte par le prochain rapport, en novembre 1999.
14. L’ouverture des négociations avec la Bosnie-Herzégovine sur un accord de stabilisation et d'association sera décidée en fonction de rapports établis par la Commission, lorsque le pays aura rempli les conditions requises. Dans le cadre des relations bilatérales avec la Bosnie-Herzégovine, et de l'ouverture future de négociations, le dialogue politique et économique sera intensifié. L'équipe spéciale consultative jouera aussi un rôle important. Il conviendrait d'examiner les possibilités de renforcer la coopération dans certains domaines, et de promouvoir le dialogue, notamment au niveau régional.
Croatie
15. Au cours des six mois écoulés, le dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition s’est amélioré. Cependant, sur le plan de la démocratisation et des droits de l’homme, en particulier pour ce qui est de la séparation des pouvoirs, de l’indépendance de la justice et du retour des minorités, les progrès ont été insuffisants. Le gouvernement n’a pas lancé de campagne d’information adéquate sur les droits des personnes souhaitant rentrer au pays.
16. La Croatie continuera à bénéficier des préférences commerciales autonomes accordées par la Communauté européenne. Des progrès supplémentaires devront être accomplis dans la voie de la démocratisation, notamment en ce qui concerne la réforme des médias, la réforme électorale et le retour des réfugiés, conformément aux conditions énoncées le 29 avril 1997. Le Conseil note que des discussions positives ont eu lieu sur la question de la réforme électorale et celle de la réforme des médias. Il estime que, si les progrès se poursuivent à leur rythme actuel, la Croatie pourra bénéficier du programme PHARE dans un avenir proche. Le Conseil salue l’intention qu’a la Commission de cibler son aide supplémentaire sur les domaines importants pour le développement de la démocratie, la regénération économique dans les zones où reviennent s'installer les réfugiés et l'éducation. Il a invité la Commission à prendre toutes les mesures nécessaires pour ouvrir à la Croatie l’accès au programme Tempus et aux activités de la Fondation européenne pour la formation.
17. L’ouverture des négociations avec la Croatie sur un accord de stabilisation et d'association sera décidée en fonction de rapports établis par la Commission, lorsque le pays aura rempli les conditions requises. Dans le cadre des relations bilatérales avec la Croatie, et de l'ouverture future de négociations, la communication et les échanges de vue pourraient être intensifiés, notamment par la mise en place d’un cadre plus structuré, par exemple un dialogue politique et une équipe technique consultative.
République fédérale de Yougoslavie
18. Aujourd’hui, la République fédérale de Yougoslavie ne remplit pas les conditions requises pour bénéficier des mesures commerciales autonomes, du programme PHARE ou d’un accord d’association et de stabilisation. La condition fondamentale à remplir est la réalisation de progrès en matière de respect des libertés démocratiques et des droits des personnes appartenant aux minorités nationales. En tout état de cause, la réalisation de progrès sur le dossier du Kosovo sera une considération importante.
19. Le Conseil continuera à soutenir la République du Monténégro sous son gouvernement élu démocratiquement.
Ancienne République yougoslave de Macédoine
20. L'ancienne République yougoslave de Macédoine continue à faire preuve de maturité à l’égard du processus de démocratisation, de la séparation des pouvoirs et de la sauvegarde des droits de l’homme. Le fait que le "Parti démocratique des Albanais" est resté dans le nouveau gouvernement témoigne de la volonté de voir se développer une société multiethnique et pluraliste. Les effets de la crise du Kosovo ont mis le pays à rude épreuve. Les efforts qu’il a déployés pour faire face à l’afflux massif de réfugiés sont méritoires. Le pays devrait continuer à coopérer pleinement avec les organisations internationales et les ONG en leur laissant l’accès à son territoire.
21. Le pays continuera à bénéficier de l'aide de la Communauté, notamment dans le cadre du programme PHARE. L'accès de l'ancienne République yougoslave de Macédoine aux programmes PHARE supplémentaires s'adressant à plusieurs bénéficiaires sera déterminé au cas par cas, en fonction de leur cohérence par rapport au programme national et de la valeur qu'ils y ajoutent. Un concours financier aux dépenses engendrées par les réfugiés est fourni.
22. Le Conseil prend acte des résultats positifs obtenus jusqu’à présent, ainsi que du respect par le pays des conditions requises. Il se félicite que, conformément à ses conclusions des 8 et 26 avril 1999 et du 31 mai 1999, la Commission ait présenté son rapport sur la possibilité d'ouvrir des négociations en vue de la conclusion avec ce pays d'un accord de stabilisation et d'association. Le Conseil charge ses organes compétents d’examiner ce rapport en préparation de sa prochaine session, en vue d’inviter la Commission à présenter une recommandation formelle concernant des directives de négociation. Le Conseil note que, dans ce cas, la Commission présentera une recommandation formelle concernant des directives de négociation avant la fin du mois de juillet. Dans l'intervalle, l'accord de coopération et l'accord dans le domaine des transports continueront à être mis en œuvre, et les relations vont s'intensifier dans ce cadre ainsi que dans le cadre du dialogue politique.
- MISSION DE SURVEILLANCE DE L'UNION EUROPEENNE (ECMM) - Conclusions
Le Conseil souligne que, compte tenu de l'évolution de la situation dans la région, il est nécessaire de réexaminer les activités de l'ECMM.
Le Conseil charge ses instances compétentes de réexaminer le rôle et le mandat de l'ECMM et invite la Commission à consulter la présidence actuelle, ainsi que les deux présidences précédentes, au sujet du coût et de la gestion de l'ECMM afin de présenter, d'ici à la fin d'octobre 1999, des informations sur le coût et l'organisation de l'ECMM à l'avenir.
En outre, le Conseil et la Commission se sont mis d'accord pour s'efforcer de recenser, d'ici à la fin d'octobre 1999, toutes les économies réalisables dans les dépenses PESC actuelles, ainsi que les possibilités de faire financer ces dépenses par le budget du premier pilier, lorsqu'il existe une base juridique dans le traité CE. La révision imminente du règlement OBNOVA fournira une première occasion d'agir dans ce sens.
D'ici à la fin de 1999, le Conseil statuera, à la lumière de ces travaux, sur l'avenir de l'ECMM, et notamment sur les questions de la base juridique et du financement.
- SITUATION HUMANITAIRE AU KOSOVO
Le Conseil a entendu un rapport de Mme BONINO, membre de la Commission, sur les derniers développements concernant la situation humanitaire des Kosovars albanais rentrant dans leurs foyers, qu’il s’agisse de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays ou de réfugiés présents en Albanie et dans l’ARYM. Mme Bonino a aussi présenté un compte rendu de la situation créée par l’exode des Serbes du Kosovo.
MERCOSUR ET CHILI - DIRECTIVES DE NEGOCIATION RELATIVES A LA CONCLUSION DE NOUVEAUX ACCORDS
Le Conseil est parvenu à un accord politique sur les questions en suspens - portée et calendrier des négociations - concernant les directives de négociation relatives à la conclusion de nouveaux accords avec le Mercosur et le Chili. La délégation française a marqué son accord ad referendum.
ACCORD D'ASSOCIATION AVEC L'EGYPTE
Le Conseil a pris note des résultats des derniers contacts avec l'Egypte présentés par la Commission concernant les différentes questions en suspens en ce qui concerne la conclusion des négociations avec l'Egypte d'un accord euro-méditerranéen d'association, et plus particulièrement le volet agricole.
A l'issue de ses travaux, le Conseil est parvenu à un accord sur un paquel global permettant de conclure les négociations avec l'Egypte. Par conséquent, il a invité la Comission à procéder, sur ces bases, au paraphe de l'accord d'association.
Le Conseil s'est réjoui tout particulièrement de l'aboutissement fructueux, après plusieurs années de négociations, de cet important accord avec un pays partenaire qui occupe une place prépondérante dans la région, quelques semaines après la Conférence euro-méditerranéenne ministérielle de Stuttgart.
Le Conseil est parvenu à un accord sur une décision fixant les modalités de l'exercice des compétences d'exécution conférées à la Commission, qui est appelée à remplacer la décision relative à la comitologie de 1987.
La nouvelle décision simplifiera les procédures de comité, permettra au Parlement européen d'exercer un droit de regard sur la mise en œuvre des actes adoptés par la procédure de codécision et améliorera substantiellement la transparence du système des comités.
La décision contient des critères destinés à guider le législateur dans le choix de la procédure de comité, tout en offrant une certaine souplesse :
- la procédure de gestion devrait être suivie pour les mesures de gestion telles que celles relatives à l'application de la politique agricole commune et de la politique commune de la pêche ou celles relatives à la mise en œuvre de programmes ayant des incidences budgétaires notables ;
- la procédure de réglementation devrait être suivie pour les mesures de portée générale ayant pour objet de mettre en application les éléments essentiels d'actes de base, notamment les mesures concernant la protection de la santé ou la sécurité des personnes, des animaux ou des plantes, ainsi que pour les mesures ayant pour objet d'adapter ou de mettre à jour certaines dispositions non essentielles d'un acte de base ;
- la procédure consultative devrait être suivie dans tous les cas où elle est considérée comme étant la plus appropriée, et continuera à être utilisée dans les cas où elle est actuellement d'application.
La simplification des procédures de comité concerne pour l'essentiel la procédure de gestion et la procédure de réglementation, qui ne comporteront plus deux possibilités chacune.
La modification la plus importante concerne la procédure de réglementation. Si les mesures d'application que la Commission envisage d'adopter ne recueillent pas la majorité requise au sein du comité, la Commission soumet une proposition au Conseil. Celui-ci n'a plus la faculté de rejeter la proposition à la majorité simple (le "double filet de sécurité" est ainsi supprimé). Si une majorité qualifiée s'oppose au texte, la Commission réexamine sa proposition, et les négociations doivent être poursuivies jusqu'à ce qu'un compromis soit dégagé. Le bon fonctionnement du processus décisionnel est garanti par le fait qu'à l'échéance d'un délai à fixer dans chaque acte de base, la Commission peut adopter les mesures ( 1) si le Conseil n'a pas adopté l'acte d'exécution, ni marqué son opposition à son égard.
La décision associe le Parlement européen à la mise en œuvre des actes adoptés par la procédure de codécision. Si le Parlement européen considère qu'une mesure d'exécution que la Commission entend prendre excède les compétences d'exécution prévues dans l'acte de base, il peut le faire savoir à la Commission, qui doit alors réexaminer le projet de mesures. Dans le cadre de la procédure de réglementation, un droit de regard est également accordé au Parlement européen, lorsque, faute d'accord au sein du comité, la Commission soumet au Conseil une proposition de mesures d'application. Des informations détaillées sur les procédures de comité sont communiquées au Parlement européen, afin de lui permettre d'exercer pleinement son droit de regard.
En outre, le public sera mieux informé sur les procédures de comité. Les dispositions régissant l'accès du public aux documents qui sont applicables à la Commission sont étendues aux documents des comités, et la liste de tous les comités est publiée au Journal officiel ; de même, la Commission publie un rapport annuel sur les travaux des comités. Enfin, un registre public de toutes les références aux documents relatifs aux comités sera établi. La Commission a également indiqué qu'elle comptait rendre accessibles au public les documents relatifs aux comités qu'elle transmet au Parlement européen.
Enfin, il est prévu d'aligner les dispositions relatives aux comités existants sur les nouvelles procédures.
RECOURS AUX MOYENS DE COMMUNICATION MODERNES - VIDEOCONFERENCE
Le Conseil a prix acte d'un rapport de la présidence exposant les avantages et les inconvénients qui résulteraient pour le Conseil de la mise en place d'un réseau vidéo.
Le président a conclu que, dans le cadre de l'amélioration générale des méthodes de travail du Conseil conformément aux conclusions du Conseil européen de Cologne, un accord s'était dégagé pour :
- réaliser des essais multilatéraux en vue de la mise en place d'un réseau vidéo à l'échelle de l'Union européenne ;
- charger le Comité des représentants permanents de définir les règles de procédure et les garanties, lorsque la phase d'essai aura été menée à son terme ;
- inviter le Secrétariat général du Conseil a préparer la mise en place d'un réseau PRIME-NET reliant également les ministres des affaires étrangères (lignes de téléphone, de télécopieur et de courrier électronique bilatérales sécurisées, et, à un stade ultérieur, matériel de vidéoconférence).
COOPERATION ECONOMIQUE DE LA MER NOIRE (BSEC)
Le Conseil a pris note d'un exposé du ministre grec des affaires étrangères sur la "Plate-forme pour la coopération entre la Coopération économique de la mer Noire et l'Union européenne" que les ministres des affaires étrangères de la BSEC ont adoptée à Tbilissi le 30 avril 1999.
Le Conseil attend avec intérêt la prochaine réunion ministérielle de la BSEC, qui se tiendra à Thessalonique le 27 octobre 1999, et à laquelle seront invitées la présidence et la Commission européenne.
(Les actes adoptés comportant des déclarations au procès-verbal accessibles au public sont signalés par un astérisque ; les déclarations en question peuvent être obtenues auprès du Service de presse.)
RELATIONS EXTERIEURES
Le Conseil a arrêté la position de l'UE dans la perspective des négociations d'adhésion qui se tiendront les 21 et 22 juin 1999 au niveau ministériel avec Chypre, la Hongrie, la Pologne, l'Estonie, la République tchèque et la Slovénie.
Malte - Participation au dialogue politique renforcé - Conclusions
Le Conseil est convenu d'étendre à Malte le dialogue politique multilatéral actuellement mené avec les PECO et avec Chypre. Un dialogue renforcé avec Malte sur les questions de politique étrangère et de sécurité bénéficiera aux deux parties. Il permettra non seulement à Malte de se familiariser avec les instruments PESC et d'y souscrire, mais aussi de coopérer pleinement avec l'Union européenne dans les enceintes internationales.
Le Conseil a approuvé des accords avec la Suisse dans sept secteurs : libre circulation des personnes, transport aérien, transport ferroviaire et routier, marchés publics, coopération scientifique et technologique, reconnaissance mutuelle en matière d'évaluation de la conformité et agriculture. Ces accords ont été signés à l'occasion de la présente session du Conseil (cf. Communiqué de presse 9005/99 Presse 195).
Le Conseil note que les accords de partenariat et de coopération (APC) conclus avec l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie entreront en vigueur le 1er juillet. Il estime qu’il est important que l’UE utilise ces APC et tous les autres moyens dont elle dispose pour inciter les trois Etats du Caucase du sud à s’engager dans un processus continu de coopération, en vue d'aplanir leurs divergences et de renforcer leurs liens avec l’UE.
Conformément aux conclusions du Conseil européen de Cologne du 4 juin 1999, le Conseil escompte que la rencontre qui aura lieu le 22 juin à Luxembourg entre l'Union européenne et les présidents des trois pays, à l'occasion de l'entrée en vigueur des accords, ainsi que la déclaration conjointe qui sera adoptée, donneront un élan important à ce processus de coopération (cf. également Communiqué de presse 9405/99 Presse 202).
A cet égard, le Conseil salue la communication de la Commission concernant les relations de l’Union européenne avec le sud du Caucase, dans le cadre des APC. Le Conseil estime que le moment est particulièrement bien choisi pour définir des objectifs stratégiques généraux pour la politique que devra mener l’UE à l’égard de cette région dans les années à venir. Il conclut notamment que :
En conséquence, l’UE devrait avoir la possibilité de se servir des instruments dont elle dispose pour encourager une mise en œuvre rapide de mesures de confiance concrètes, mais aussi pour tenir compte des progrès accomplis dans le règlement des conflits. L’UE devrait en outre se préparer au développement de la région qui va se poursuivre, et à l’intensification des relations de cette dernière avec l'UE. Compte tenu de ce qui précède, l’UE invite toutes les parties concernées à tout mettre en œuvre pour résoudre les conflits.
Le Conseil se félicite que tous ces objectifs figurent dans le projet de déclaration conjointe.
Directives pour la sélection d'observateurs des élections
Le Conseil a approuvé des directives concernant des critères communs pour la sélection d'observateurs des élections, qui fixent des normes minimales pour la participation aux missions d'observations des élections de l'UE ainsi que des critères supplémentaires applicables aux observateurs à long terme et aux chefs de missions/coordinateurs des équipes.
L'observation d'élections continue d'être un volet important de la politique menée par l'UE pour promouvoir les droits de l'homme et la démocratie dans le monde entier. Déjà en 1998, le Conseil a adopté des directives concernant les conditions préalables à l'envoi de missions d'observation de l'UE et un code de conduite pour les observateurs des élections envoyés par l'UE.
Hongrie - Participation au programme SAVE II
Le Conseil a approuvé au nom de l'UE un projet de décision du Conseil d'association concernant les modalités de participation de la Hongrie au programme pluriannuel pour la promotion de l'efficacité énergétique (SAVE II).
ACP - Participation d'observateurs aux négociations post-Lomé
QUESTIONS COMMERCIALES
Préparation de la troisième conférence ministérielle de l'OMC (Seattle, du 30 novembre au 30 décembre 1999) - Conclusions
Le Conseil, rappelant ses conclusions des 30 mars, 30 avril et 18 mai 1998, se félicitant de l'issue des délibérations des ministres du commerce de l'UE lors de leur réunion informelle des 9 et 10 mai 1999 à Berlin et se référant aux conclusions de la présidence du Conseil européen de Cologne des 3 et 4 juin 1999, a réaffirmé l'importance qu'il attache à l'organisation d'un nouveau cycle de négociations au sein de l'OMC dans lequel il voit un moyen :
- de renforcer le système commercial multilatéral ;
- de se prémunir contre le protectionnisme et les mesures unilatérales ;
- d'agir comme facteur de stabilisation dans la gestion des problèmes monétaires internationaux, comme par exemple dans le cas de la crise financière en Asie ;
- de produire les effets positifs que l'on peut en attendre sur la croissance économique mondiale et sur la croissance de l'emploi ;
- d'inclure dans le nouveau cycle des secteurs et des questions présentant un intérêt particulier pour les pays en développement.
Pour toutes ces raisons, le Conseil a réaffirmé qu'il était favorable à ce que soit lancé, lors de la troisième conférence ministérielle de l'OMC qui se tiendra à Seattle, un nouveau cycle global de négociations portant sur un large éventail de questions et il est convenu que ce cycle devait débuter en l'an 2000. Un nouveau cycle de négociations est la meilleure réponse à apporter aux défis résultant des modifications rapides et profondes de l'économie et de la mondialisation de plus en plus poussée. Seule une approche globale peut donner des résultats substantiels et équilibrés dont tous les membres de l'OMC tireront un bénéfice. En revanche, une approche sectorielle ne permettrait pas d'arriver à de tels résultats.
Le Conseil est également convenu qu'il importait que l'UE joue un rôle moteur dans ces négociations.
Le Conseil est convenu qu'un nouveau cycle devrait se fonder sur le principe d'un "engagement unique", c'est-à-dire que rien ne serait décidé tant qu'il n'y aurait pas d'accord sur l'ensemble des questions abordées ; tous les participants devront accepter et mettre en œuvre tous les accords. Le Conseil a estimé que l'objectif devrait être de mener à bien les travaux dans un délai de trois ans.
Le Conseil a pris acte du fait que certaines des questions examinées actuellement à Genève pourraient déjà faire l'objet d'une décision ou d'une adoption à la conférence de Seattle. Il a toutefois souligné qu'il convenait d'accorder la priorité absolue à la décision d'entamer un nouveau cycle global de négociations.
A la lumière des discussions qui ont déjà eu lieu sur les éventuels sujets de négociation, le Conseil a marqué son accord sur un certain nombre d'éléments à insérer dans les objectifs de négociation correspondants de l'UE et il a invité le Comité spécial de l'article 133 à en poursuivre l'examen détaillé afin d'élaborer des propositions concrètes de l'UE qui seraient présentées à l'OMC au cours du processus préparatoire de Genève.
- En ce qui concerne l'agriculture, le Conseil est convenu qu'il était impératif de poursuivre les travaux et les études sur les intérêts offensifs et défensifs de l'UE à la lumière des résultats du Conseil européen de Berlin sur l'Agenda 2000.
- Pour ce qui est du secteur des services, le Conseil est convenu que la poursuite des négociations sur l'amélioration de l'accès au marché, déjà prévue dans le cadre de l'Uruguay Round, devrait être globale, et prendre en considération les spécificités de certains secteurs.
- Le Conseil a réaffirmé que l'UE avait comme objectif global la diminution des tarifs douaniers dans l'ensemble du secteur non agricole.
- Le Conseil a souligné qu'il importait d'inclure la facilitation des échanges dans les négociations.
- Le Conseil a également souligné l'importance que l'UE attachait à des questions qui sont à la jonction du commerce et d'autres domaines tels que l'environnement, la concurrence, les investissements ou les normes de travail et les normes sociales. Il est convenu qu'il était important, tant pour les pays en développement que pour les pays développés, d'inscrire les investissements, la concurrence et l'environnement au programme du nouveau cycle de négociations. Il a également rappelé l'importance qu'il attache aux termes de la déclaration de Singapour sur les normes de travail ou les normes sociales.
Le Conseil a souligné qu'il importait de déterminer quelles étaient les autres questions présentant un intérêt particulier pour les pays en développement afin d'établir un ensemble équilibré de sujets de négociation dans lequel tous les participants pourraient trouver des éléments susceptibles de leur apporter un avantage à l'issue du cycle de négociations.
- Le Conseil est également convenu que d'autres questions devraient être abordées au cours de ce cycle, notamment les marchés publics, la protection de la propriété intellectuelle, le démantèlement des entraves non tarifaires, les entraves techniques aux échanges et éventuellement le commerce électronique ; il est également convenu qu'il était nécessaire de se montrer ouvert aux questions que voudraient soulever d'autres membres de l'OMC.
Le Conseil a réaffirmé l'importance qu'il attache à une intégration plus complète des pays en développement dans le système commercial multilatéral ouvert, en vue de stimuler la croissance économique par l'accroissement des échanges. Il est nécessaire pour cela d'améliorer l'accès au marché des pays en développement en général, de permettre en particulier aux pays les moins avancés d'accéder librement au marché, comme l'UE l'a indiqué dans sa communication à Genève le 2 juin 1999, et de prévoir un traitement différenciés pour les pays en développement dans l'application d'un grand nombre de règles de l'OMC.
Le Conseil a souligné qu'il importait d'encourager le dialogue avec la société civile en vue de mieux faire comprendre les avantages du système multilatéral, afin que les intérêts et préoccupations légitimes de la société civile en la matière soient pris en compte dans les négociations et que l'ensemble des procédures de l'OMC deviennent plus transparentes.
Le Conseil est convenu de revenir en octobre 1999 sur les préparatifs de la conférence de Seattle pour arrêter une position globale de l'UE pour ces préparatifs, sur la base d'une communication formelle et substantielle que la Commission soumettra au Conseil en juillet 1999. Pour mener les négociations dans le cadre du nouveau cycle, la Commission recevra un mandat qui sera établi en temps utile.
Stratégie de l'UE en matière d'accès aux marchés - Conclusions
1. Le Conseil a pris acte du rapport annuel sur la mise en œuvre de la stratégie de l'UE en matière d'accès aux marchés présenté par le Comité de l'article 133. Le Conseil s'est félicité des progrès supplémentaires qui ont été réalisés en ce qui concerne le développement et l'utilisation de la base de données sur l'accès aux marchés, que les exportateurs européens peuvent consulter sur l'Internet, et la mise au point d'une approche uniforme à l'égard des obstacles à l'accès aux marchés des pays tiers. Le Conseil a constaté avec satisfaction qu'un grand nombre de problèmes soulevés par les exportateurs européens ont été résolus.
2. Dans la perspective de la prochaine phase de la stratégie en matière d'accès aux marchés, le Conseil a approuvé la proposition de la Commission et du Comité de l'article 133 visant à lancer un programme d'élimination des obstacles, dans le cadre duquel la Communauté fera porter ses efforts, au cours des 18 prochains mois, sur le règlement des cas prioritaires, en utilisant au maximum les différents instruments et possibilités existant aux niveaux multilatéral et bilatéral.
3. En identifiant les obstacles auxquels il faudra s'attaquer en priorité dans le cadre du programme d'élimination des obstacles, le Conseil a souligné la nécessité de tenir compte des besoins des petites et moyennes entreprises et des intérêts des régions qui pâtissent de certains obstacles au commerce. Le Conseil s'est félicité des efforts accrus déployés pour aborder la question des obstacles spécifiques aux exportations européennes dans le cadre des instruments multilatéraux et bilatéraux, y compris dans le cadre des mécanismes de règlement des différends , notamment en cas de violation des accords conclus. En particulier, le Conseil a demandé à la Commission d'utiliser pleinement les possibilités prévues dans le cadre des Accords européens et des Partenariats pour l'adhésion.
4. Le Conseil a approuvé la proposition visant à utiliser pleinement la base de données sur l'accès aux marchés dans le contexte de la préparation du nouveau cycle de l'OMC, notamment dans des domaines tels que les droits de douane, les obstacles non tarifaires, les services, l'investissement, les marchés publics, la propriété intellectuelle et la facilitation des échanges.
Antidumping - oxyde de magnésium originaire de Chine
Le Conseil a approuvé un règlement instituant un droit antidumping définitif sur les importations d'oxyde de magnésium originaire de Chine, à savoir la magnésite caustique calcinée naturelle, qui est obtenue à partir de magnésite (carbonate de magnésium naturel).
Le taux du droit sera analogue à celui fixé dans le règlement (CEE) n° 1473/93 (dont l'expiration imminente a incité la Commission à réexaminer la situation à la suite d'une demande des producteurs communautaires), à savoir la différence entre 112 euros/tonne et le prix net franco frontière communautaire, avant dédouanement, si ce dernier est inférieur.
Antidumping - disques magnétiques originaires d'Indonésie
Le Conseil a adopté un règlement réinstituant un droit antidumping définitif de 41,1% sur les importations de certains microdisques de 3,5 pouces originaires d'Indonésie, fabriqués et vendus à l'exportation vers la Communauté par une société indonésienne, PT Betadiskindo Binatama.
En 1998, le Conseil a institué un droit antidumping définitif sur les importations de ces disques magnétiques (règlement (CE) n° 1821/98) mais, suite à une demande de Betadiskindo Binatama, qui a fait valoir qu'elle n'est liée à aucun des exportateurs ou des producteurs indonésiens soumis aux mesures antidumping en vigueur sur les produits concernés et allégué qu'elle n'avait pas exporté les produits concernés vers la Communauté au cours de la période d'enquête initiale, la Commission a réexaminé la question afin de déterminer si cette société devrait être considérée comme un "nouvel exportateur" et a abrogé le droit antidumping pour cette société.
Toutefois, en raison du défaut de coopération de la société concernée, la Commission n'a pas été en mesure de déterminer si cette dernière était bel et bien un nouveau venu ni de calculer sa marge de dumping. La Commission a donc conclu qu'il y avait lieu de réinstituer rétroactivement le droit.
Suisse - produits agricoles transformés
Le Conseil a approuvé un règlement visant à préserver le niveau actuel des préférences réciproques concernant certains produits agricoles transformés, en attendant la conclusion des négociations relatives au protocole CE/Suisse concernant le commerce de ces produits.
Ces négociations sont nécessaires pour adapter le protocole afin de préserver le niveau actuel des préférences réciproques, à la suite des modifications apportées à certaines concessions commerciales du fait de la mise en œuvre de la décision 94/800/CE du Conseil relative à la conclusion des accords des négociations multilatérales du cycle de l'Uruguay (application de montants spécifiques aux produits agricoles transformés en remplacement des éléments mobiles antérieurs).
Islande - produits agricoles transformés
Le Conseil a adopté une décision concernant la conclusion d'un accord avec l'Islande en vue d'adapter le protocole 2 de l'accord entre la CEE et l'Islande concernant le commerce de produits agricoles transformés, afin de tenir compte de la mise en œuvre des accords conclus dans le cadre du cycle de l'Uruguay et de l'adhésion à l'UE, en 1995, de trois nouveaux Etats membres, et afin d'améliorer le régime commercial bilatéral.
Kazakhstan - produits sidérurgiques
Les représentants des gouvernements des Etats membres, réunis au sein du Conseil, ont approuvé une décision renouvelant pour six mois, jusqu'au 31 décembre 1999, le régime commercial autonome établi pour le Kazakhstan concernant certains produits sidérurgiques relevant du traité CECA, dans l'attente de la conclusion des négociations relatives au renouvellement de l'accord CECA/Kazakhstan.
A la suite de l'accord politique et de l'adoption des positions communes intervenues le 14 avril 1999 sur la base de l'accord global du Conseil européen de Berlin des 24 et 25 mars 1999, et à la suite des avis/résolutions du Parlement européen, du 6 mai 1999, le Conseil a officiellement adopté neuf règlements :
- portant dispositions générales sur les fonds structurels ;
- relatif au fonds européen de développement régional (FEDER) ;
- relatif au Fonds social européen (FSE) ;
- relatif à l'instrument financier d'orientation de la pêche (IFOP) ;
- modifiant le règlement (CE) n° 1164/94 instituant le Fonds de cohésion ;
- modifiant l'annexe II du règlement (CE) n° 1164/94 instituant le Fonds de cohésion ;
- sur la coordination de l'assistance aux pays candidats dans le cadre de la stratégie de pré-adhésion, et modifiant le règlement (CE) n° 3906/89 ;
- établissant un instrument structurel de pré-adhésion (ISPA) ;
- relatif à une aide communautaire à des mesures de pré-adhésion en faveur de l'agriculture et du développement rural dans les pays candidats d'Europe centrale et orientale, au cours de la période de pré-adhésion (SAPARD).
Il est rappelé que le Conseil européen de Berlin est convenu de fixer le montant global à inscrire dans la rubrique 2 des perspectives financières, conformément au principe de la stabilisation en termes réels, à 213 milliards d'euros sur la période 2000-2006, et que, sur cette somme, 195 milliards sont destinés aux fonds structurels, y compris les aides transitoires, et 18 milliards au Fonds de cohésion.
Il a été décidé que 69,7% des fonds structurels seront consacrés à l'objectif 1 (essentiellement les régions dont le PIB par habitant est inférieur à 75% de la moyenne communautaire), 11,5% à l'objectif 2 (régions industrielles, rurales et urbaines, ainsi que zones dépendant de la pêche), et 12,3% à l'objectif 3 (applicable horizontalement aux régions exclues de l'objectif 1).
Lors de l'adoption du règlement portant dispositions générales sur les fonds structurels, le Conseil a également pris acte des critères précis à appliquer par la Commission pour allouer les crédits au titre des trois objectifs.
Pour ce qui concerne les initiatives communautaires, il est à noter qu'une quatrième initiative dénommée URBAN (rénovation économique et sociale des villes et des quartiers urbains en crise) est venue s'ajouter aux trois retenues initialement, à savoir INTERREG (coopération transfrontalière, transnationale et interrégionale), EQUAL (coopération transnationale visant à lutter contre les discriminations et inégalités de toute nature en relation avec le marché du travail) et LEADER (développement rural).
Les règlements relatifs au Fonds de cohésion, qui visent à renforcer la cohésion économique et sociale au sein de l'Union ainsi que la solidarité entre les Etats membres, confirment que les quatre Etats membres bénéficiaires actuels (Grèce, Irlande, Portugal et Espagne) remplissent les conditions nécessaires pour bénéficier de ce soutien en 2000 (cette situation devant être réexaminée en 2003), sur la base du critère du PNB par habitant inférieur à 90 % de la moyenne communautaire, et d'un programme visant à satisfaire aux conditions de convergence économique.
Le règlement relatif au Fonds social européen définit les cinq domaines politiques dans lesquels les activités seront concentrées : développement et promotion de politiques actives du marché du travail pour lutter contre le chômage; promotion de l’égalité des chances pour tous dans l’accès au marché du travail; promotion et amélioration de la formation professionnelle et de l'éducation; promotion d'une main-d’œuvre compétente, formée et souple, et amélioration de l'accès et de la participation des femmes au marché du travail.
Le règlement relatif au Fonds européen de développement régional concerne laide financière destinée à promouvoir la cohésion économique et sociale en corrigeant les principaux déséquilibres régionaux et en contribuant au développement et à la conversion des régions.
Le règlement relatif à l'instrument financier d'orientation de la pêche apporte un soutien aux actions entreprises dans le secteur de la pêche, de l’aquaculture et de la transformation et la commercialisation de leurs produits, en dehors des régions de l'objectif 1.
Pour ce qui concerne les instruments de pré-adhésion, un règlement général énonce les dispositions visant à assurer la coordination et la cohérence entre l'aide apportée dans le cadre des trois instruments (ISPA, SAPARD et programme PHARE). L'instrument structurel de pré-adhésion (ISPA) fournira un concours dans le domaine de la cohésion économique et sociale, en ce qui concerne les politiques en matière d'environnement et de transport, conformément aux objectifs définis dans les partenariats d'adhésion conclus avec chaque pays bénéficiaire et aux programmes nationaux pour l'amélioration de l'environnement et des infrastructures de transport. L'instrument en faveur de l'agriculture et du développement rural (SAPARD) visera à contribuer à la mise en œuvre de l'acquis communautaire concernant la politique agricole commune et les politiques connexes et à résoudre les problèmes prioritaires et spécifiques d'adaptation à long terme du secteur de l'agriculture et des zones rurales des pays candidats.
JUSTICE ET AFFAIRES INTERIEURES
Etat des travaux du Groupe de haut niveau "Asile et migration"
Le Conseil a prix note du rapport sur l'état des travaux du Groupe de haut niveau "Asile et migration" qui a été créé en décembre dernier et dont le mandat a été approuvé en janvier 1999.
Il est rappelé que ce groupe est chargé de mettre au point, pour des pays déterminés, pour la première fois, des plans d'action interpiliers axés sur la politique en matière de migration et d'asile en tenant compte de la coopération politique, économique, humanitaire et dans le domaine du développement.
Il ressort du rapport sur l'état des travaux que le groupe a établi des plans d'action pour les cinq Etats sélectionnés, à savoir l'Albanie et la région limitrophe, l'Afghanistan et la région limitrophe, le Maroc, la Somalie, le Sri Lanka et l'Iraq, sur la base d'une approche régionale ainsi que du plan d'action de l'UE du 26 janvier sur l'afflux de migrants en provenance d'Iraq et des régions limitrophes.
Le groupe doit présenter son rapport final, y compris les plans d'action mis à jour, au Conseil européen spécial qui se tiendra à Tampere en octobre prochain.
Manuel pour la mise en place d'une coopération policière concernant les matches de football internationaux
Le Conseil a adopté une résolution concernant un manuel pour la mise en place, à l'échelle internationale, d'une coopération policière et de mesures visant à prévenir et à maîtriser la violence et les troubles liés aux matches de football internationaux.
Aux termes de la résolution, les Etats membres sont invités à intensifier leur coopération afin d'empêcher et de contrôler le hooliganisme lié aux matches de football. A cette fin, un manuel, figurant en annexe au texte, est mis à la disposition des services de police, pour fournir un cadre européen au contenu et à la portée de la coopération policière, aux relations de la police avec les médias, à la coopération avec les agents de surveillance des supporters et à la politique d'accès aux stades.
La manuel contient des lignes directrices concernant les aspects suivants :
- Préparatifs par les services de police (les autorités et les services de police du pays organisateur associent rapidement aux préparatifs les services de police des pays participants) ;
- Organisation de la coopération entre les services de police (les autorités et les services de police du pays organisateur tiennent compte des exigences liées à l'organisation de la coopération policière internationale) ;
- Gestion des informations par les services de police (les autorités et les services de police du pays organisateur tiennent compte des exigences liées à la gestion des informations par la police) ;
- Coopération entre services de police et agents de surveillance (les autorités et les services de police du pays organisateur associent à l'exécution de leur mission les personnes chargées d'accompagner les supporters relevant des fédérations de football des pays participants et instaurent avec elles une coopération optimale) ;
- Liste des points à vérifier (destinée à la police et aux pouvoirs publics) en ce qui concerne la politique médiatique et la stratégie de communication lors de championnats et matches importants (internationaux) (les services de police font usage de la liste des points à vérifier en ce qui concerne la politique médiatique) ;
- Exigences relatives à la politique d'accès aux stades et à la vente des billets (les autorités du pays organisateur tiennent compte de l'ensemble des exigences qui se posent en matière de politique d'accès aux stades, notamment pour la vente et la gestion des billets et la séparation des supporters rivaux ou des différentes nationalités) :
- Liste des mesures déjà prises par le Conseil de l'Union européenne (une liste des décisions adoptées antérieurement par le Conseil donne une idée des mesures déjà prises à ce jour).
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Footnotes:
( 1)
La Commission a fait une déclaration de portée analogue en ce qui concerne les mesures d'exécution au titre de la procédure de gestion.