pour la République de Corée, par :
Son Excellence M. Gong RO-MYUNG Ministre des affaires étrangères
pour la Communauté européenne, par :
M. Dick SPRING Ministre des affaires étrangères de
l'Irlande, Président en exercice
du Conseil de l'Union européenne
Sir Leon BRITTAN Vice-président de la Commission
européenne
pour les Etats membres de la Communauté européenne,
par :
M. Erik DERYCKE Ministre des affaires étrangères
du Royaume de Belgique
M. Niels HELVEG PETERSEN Ministre des affaires étrangères du
Royaume de Danemark
M. Werner HOYER Ministre adjoint au ministère des
affaires étrangères de la République
fédérale d'Allemagne
M. Georgios PAPANDREOU Ministre des affaires étrangères de la
République hellénique
M. Abel MATUTES Ministre des affaires étrangères du
Royaume d'Espagne
M. Michel BARNIER Ministre délégué auprès du ministre des
affaires étrangères, chargé des affaires
européennes (République française)
M. Gay MITCHELL Ministre adjoint auprès du Premier ministre,
chargé des affaires européennes et du
développement local (Irlande)
M. Lamberto DINI Ministre des affaires étrangères de
la République italienne
M. Jacques POOS Ministre des affaires étrangères du
Grand-Duché de Luxembourg
M. Hans VAN MIERLO Ministre des affaires étrangères du
Royaume des Pas-Bas
M. Wolfgang SCHÜSSEL Ministre des affaires étrangères de la
République d'Autriche
M. Jaime GAMA Ministre des affaires étrangères de la
République portugaise
Mme Tarja HALONEN Ministre des affaires étrangères de
la République de Finlande
Mme Lena HJELM-WALLÉN Ministre des affaires étrangères
du Royaume de Suède
M. David DAVIS Ministre adjoint des affaires étrangères et du Commonwealth (Royaume-Uni de
Grande-Bretagne et Irlande du Nord)
Dans les allocutions qu'ils ont prononcées à cette occasion, le président du Conseil et le viceprésident de la Commission ont indiqué que cet accord représentait une étape importante vers un nouveau renforcement et un nouvel approfondissement des relations entre l'UE et la Corée, étant donné qu'il fondait, pour la première fois, ces relations sur des engagements contractuels à long terme.
Le ministre coréen des affaires étrangères,
M. RO-MYUNG, a souligné que la Corée était
disposée à assumer les rôles et responsabilités
correspondant à sa place éminente dans la Communauté
internationale en tant que l'une des nations émergentes
de la région AsiePacifique. Il a fait observer que
l'accord-cadre et la déclaration politique commune renforcèrent
les efforts des deux parties dans les domaines de la politique
et de l'économie internationales et servirent de catalyseur
puissant pour le développement de leurs relations bilatérales
à l'aube du 21ème siècle et tout au long
de celui-ci.
Les représentants de la Communauté ont souligné
que la signature de cet accord global et ambitieux représentait
également une nouvelle avancée de la stratégie
de l'Union à l'égard de l'Asie et qu'il exprimait
clairement et concrètement l'importance que l'Union attache
à ses relations avec la Corée et, bien sûr,
avec l'Asie en général. L'accord fournira une base
saine et fructueuse à l'élargissement et au développement
de la coopération entre les parties.
L'accord-cadre contient des dispositions sur les droits de l'homme
semblables à celles qui figurent dans les accords mixtes
récemment signés par l'Union européenne.
L'accord-cadre vise en particulier à :
- développer et diversifier les échanges et instituer
une coopération commerciale à l'avantage mutuel
des parties ;
- établir une coopération économique dans
des domaines d'intérêt commun y compris la coopération
scientifique et technologique et la coopération industrielle ;
- favoriser la coopération entre les entreprises des deux
parties en facilitant les investissements des unes et des autres
et en encourageant une meilleure compréhension mutuelle.
Les parties s'accorderont mutuellement le statut de nation la plus favorisée.
L'accord-cadre couvre également la coopération dans
les domaines ci-après : l'agriculture, la pêche,
la navigation, la construction navale, la protection de la propriété
intellectuelle industrielle et commerciale, les réglementations
techniques, les normes et la vérification de la conformité,
la lutte contre la drogue et contre le blanchiment de l'argent,
la science et la technologie, la protection de l'environnement,
l'énergie et la culture.
Une commission mixte sera instituée afin de veiller au
bon fonctionnement de l'accord-cadre.
L'accord-cadre est conclu pour une période de cinq ans.
Il contient également des dispositions qui s'appliqueront
en cas d'inexécution. Il comporte une clause évolutive
permettant de relever les niveaux de coopération.
L'accord-cadre entrera en vigueur après l'accomplissement
des procédures nécessaires dans l'Union européenne,
c'est-à-dire au niveau du Parlement européen et
des Etats membres de l'UE, d'une part, et en Corée, d'autre
part.
A l'occasion de la signature de l'accord, l'UE et la Corée ont également approuvé une déclaration sur le dialogue politique. Cette déclaration fait référence à l'intensification du dialogue politique entre les parties, en fixe les objectifs et précise les arrangements en vue des échanges et des consultations au titre de ce dialogue (niveau, fréquence).