L'Union européenne se félicite du processus de démocratisation qui s'est mis en place au Nigéria depuis ces derniers mois. Elle a pris acte de la libéralisation d'un grand nombre de prisonniers politiques, de la mise en oeuvre de la nouvelle commission électorale destinée à préparer l'élection présidentielle du 27 février 1999 et de l'engagement pris par le gouvernement nigérian pour rétablir une vie politique démocratique caractérisée par le respect des droits de l'homme et fondée sur l'état de droit.

Prenant en compte les développements positifs observes au Nigéria, l'Union européenne, conformément à sa déclaration du 18 septembre 1998, a réexaminé ses positions communes du 20 novembre et du 4 décembre 1995 ainsi que les sanctions qui y étaient prévues. L'Union a, en conséquence, décidé de lever toutes les sanctions en matière de restriction de visas, de visites de haut niveau (concernant les autorités civiles et militaires) et d'échanges sportifs, ainsi que celles concernant le rappel des Attachés militaires européens en poste au Nigéria. Les sanctions concernent l'embargo sur les armes, la coopération militaire et l'entraînement des forces militaires à l'exception des formations non destinées à la préparation aux combats encourageant au respect des droits de l'homme et préparant les militaires au contrôle par un gouvernement civil démocratique, demeurent et font l'objet de la nouvelle position commune entrant en vigueur le 1er novembre 1998.

A la lumière des développements observes au Nigéria et notamment la mise en place d'un gouvernement civil démocratiquement élu, l'Union européenne est disposée à réexaminer, le 1er juin 1999 au plus tard, la position commune qui entrera en vigueur le 1er novembre 1998. Dans cette perspective, elle encourage le gouvernement nigérian à poursuivre son programme de transition visant à remettre le pouvoir à un gouvernement civil en mai 1999 au terme d'élections libres et équitables.

Se réjouissant des développements destines à mettre en place un gouvernement civil dans les mois à venir, l'Union européenne réaffirme son soutien au gouvernement du Nigéria dans le processus de démocratisation en cours, qui devrait permettre la normalisation de leurs relations et au Nigéria de retrouver une place au sein de la communauté internationale conforme à ses aspirations et à ses capacités.