L'UE déplore vivement les actes des autorités birmanes visant à entraver la liberté de mouvement de Daw Aung San Suu Kyi. En outre, l'UE condamne la décision des autorités birmanes de la forcer à retourner à Rangoun après avoir passé six jours dans sa voiture pour protester contre les autorités birmanes, qui lui ont interdit de participer à une réunion avec des membres de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD). L'UE considère que cette décision constitue une violation inadmissible du droit de Daw Aung San Suu Kyi de circuler librement et de son droit à la liberté d'association. De plus, cette décision n'a fait qu'accroître l'isolement du gouvernement birman et elle aura d'autres conséquences négatives pour la réputation internationale des autorités de Rangoun.
L'UE continue de craindre pour la santé et la sécurité de Daw Aung San Suu Kyi.
L'UE demande aux autorités birmanes de permettre à Daw Aung San Suu Kyi de circuler librement et elle exprime l'espoir que le gouvernement birman prendra d'urgence toutes les mesures nécessaires pour que s'engage un véritable dialogue entre le gouvernement et l'opposition, notamment la NLD et les représentants des minorités ethniques. Dans un premier temps, le Parlement devrait être convoqué dès que possible. En attendant, la communauté internationale devrait continuer à faire pression sur la Birmanie.
Les pays d'Europe Centrale et Orientale et Chypre associés à l'Union européenne et l'Islande et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace Economique Européen, se rallient à cette déclaration.