Sécurité
Une Europe qui protège

Siège de Europol aux Pays-Bas
La création d'Europol en 1995 marque une étape importante de la coopération policière européenne. Celle-ci a été prolongée par la création du Collège Européen de Police par une décision du Conseil de 2005. A la suite de l'attentat de Madrid de 2004, l'UE s'est également dotée d'un coordinateur anti-terroriste. Le programme de Stockholm vise à protéger les citoyens en développant les outils européens :
■ Stratégie de sécurité intérieure
L'élaboration, le suivi et la mise en œuvre de la stratégie de sécurité intérieure devient une des missions prioritaires du Comité de Sécurité Intérieure (COSI) institué par le traité de Lisbonne. Cette stratégie couvrira également le volet sécurité d'une gestion intégrée des frontières et la coopération judiciaire opérationnelle en matière.
La sécurité dans l'Union passe par une approche intégrée. Ainsi, les professionnels de la sécurité doivent partager une culture commune, mettre en commun des informations d'une manière aussi efficace que possible et pouvoir compter sur l'infrastructure technologique qui convient.
La stratégie de sécurité intérieure devient une des missions prioritaires
La lutte contre le terrorisme met désormais l'accent sur la prévention de la radicalisation et sur les sources de financement, tout en s'assurant que les techniques de contre terrorisme soient parfaitement conformes aux droits de l'homme
Les efforts continueront pour améliorer la capacité de l'Union de se préparer et de répondre aux désastres survenants à l'intérieur et à l'extérieur des ses frontières
■ Disposer de meilleurs outils
Le programme de Stockholm prévoit une administration européenne chargée de développer techniquement et de gérer des systèmes d'information à grande échelle dans le domaine de la liberté, de la sécurité et de la justice. Parallèlement à la mise en œuvre du système européen d'information sur les casiers judiciaires, il est prévu de créer un registre concernant les ressortissants de pays tiers condamnés dans les Etats membres.
■ Des politiques efficaces
En matière répressive, Europol doit devenir le centre névralgique de l'échange d'informations entre les États membres et jouer un rôle de prestataire de services, notamment lors de la constitution des équipes communes d'enquête. Europol sera également amené à coopérer plus étroitement avec les missions de police dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune.
En matière préventive, un observatoire de la criminalité est envisagé, sur la base du réseau européen de prévention de la criminalité. Cet observatoire améliorera la connaissance statistique du phénomène et permettra d'échanger les bonnes pratiques.
■ Protection contre la grande criminalité et la criminalité organisée
Afin de la combattre la traite des êtres humains, une nouvelle législation plus protectrice des victimes sera élaborée et un coordonnateur européen sera peut-être créé. Le programme de Stockholm prévoit une nouvelle législation sur la lutte contre les abus sexuels, l'exploitation sexuelle des enfants et la pédopornographie. L'Union clarifiera les règles de compétence et le cadre juridique applicables au cyberespace au sein de l'Union, y compris la manière d'obtenir des éléments de preuve afin de favoriser les enquêtes transfrontalières.
Afin de combattre la criminalité économique et la corruption, l'échange d'informations entre les cellules de renseignement financier sera développé. Dans le cadre du système européen de gestion de l'information, leurs analyses pourraient alimenter une base de données sur les transactions suspectes.
En matière de drogue, la stratégie de réduction simultanée de l'offre et de la demande s'appuiera sur l'amélioration de la coopération permise par le traité de Lisbonne, sur la mobilisation de la société civile et sur l'approfondissement du travail de recherche.
■ Terrorisme
La lutte contre le terrorisme met désormais l'accent sur la prévention de la radicalisation et sur les sources de financement, tout en s'assurant que les techniques de contre terrorisme soient parfaitement conformes aux droits de l'homme. (voir Stratégie de l'union européenne visant à lutter contre le terrorisme)
■ Gestion globale et efficace des catastrophes par l'Union
Les efforts continueront pour améliorer la capacité de l'Union de se préparer et de répondre aux désastres survenants à l'intérieur et à l'extérieur des ses frontières.
Au cours des dernières dix années, les catastrophes naturelles et d'origine humaine, comme les actes terroristes, ont eu une incidence croissante sur la sécurité et la sûreté des citoyens, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Union. L'Union a réagi à ces menaces avec un renforcement de son action de prévention, de réponse et de gestion dans le domaine de la protection civile, utilisant tous ses moyens, y inclus les moyens militaires et une coopération étroite avec l'aide humanitaire lors des interventions dans les pays tiers. La responsabilité des Etats Membres pour la protection de leur citoyens et le principe de solidarité, ancrés fermement dans le Traité de Lisbonne, sont les bases de toute action de l'Union dans la gestion des crises, et les efforts continueront pour améliorer la capacité de l'Union de se préparer et de répondre aux désastres survenants à l'intérieur et à l'extérieur des ses frontières en matière de protection civile, d'aide humanitaire et de coopération civilo-militaire