Frontières et visas

frontex

Accès à l'Europe à l'heure de la mondialisation

La création de Frontex en 2004 a marqué un progrès important dans le développement d'une gestion commune des frontières extérieures. Ceci s'accompagne de l'entrée en vigueur du code des visas et du déploiement progressif du système d'information sur les visas. Dans cette perspective, le programme de Stockholm cherche à concilier sécurisation des frontières et facilitation des flux.


■ Gestion intégrée des frontières extérieures

L'Union doit continuer à faciliter l'accès légal au territoire de ses États membres et, dans le même temps, prendre des mesures pour contrer l'immigration illégale et la criminalité transfrontière et préserver un niveau élevé de sécurité.

Le programme de Stockholm cherche à concilier sécurisation des frontières et facilitation des flux

Pour ce faire, il est essentiel que les activités de l'agence Frontex et du Bureau Européen d'Appui en matière d'Asile soient coordonnées lorsqu'il s'agit de l'accueil des migrants aux frontières extérieures de l'Union, notamment pour identifier les flux mixtes. Le programme de Stockholm lance ainsi le débat sur le développement à long terme de Frontex et la faisabilité de créer un système européen de gardes frontières.

Afin d'optimiser le contrôle aux frontières, la mise en service du système d'information de Schengen de deuxième génération et le déploiement du système d'information sur les visas demeurent un objectif prioritaire. En outre, le développement progressif du système européen de surveillance des frontières (Eurosur) aux frontières méridionales et orientales se poursuivra. Eurosur vise à mettre en place un système faisant appel aux technologies modernes, favorisant l'interopérabilité et l'application de normes uniformes de surveillance des frontières.


■ Politique des visas

L'UE et les États membres pourront tirer parti de ces évolutions pour intensifier la coopération consulaire régionale

Cette politique s'inscrit dans une vision plus large qui tient compte des préoccupations pertinentes de politique intérieure et extérieure. L'UE et les États membres pourront tirer parti de ces évolutions pour intensifier la coopération consulaire régionale par des programmes dans ce domaine, qui pourraient notamment prévoir la mise en place de centres communs de demande de visas.

L'UE réexaminera périodiquement la liste des pays tiers dont les ressortissants sont ou ne sont pas soumis à une obligation de visa, en appliquant des critères appropriés liés par exemple à l'immigration illégale, l'ordre public et la sécurité, et qui tiennent compte des objectifs de politique intérieure et étrangère de l'Union. L'UE garantira en outre le respect du principe de réciprocité quant à l'obligation de visa.