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Afin d'atteindre les objectifs fixés dans le cadre du "programme de Lima", l'UE et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes renforceront le partenariat stratégique qui les unit déjà.
Par ailleurs, les participants au sommet ont souligné l'importancedu développement durable en tant que condition pour réduire la pauvreté. Ils ont réaffirmé leur engagement à l'égard de la mise en œuvre intégrale des accords internationaux en matière d'environnement, en particulier la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le protocole de Kyoto et la Convention sur la diversité biologique. L'UE et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes intensifieront leur coopération en ce qui concerne les changements climatiques et l'énergie, ainsi que la protection de la biodiversité, des forêts, de la pêche et des ressources en eau. En particulier, ils ont annoncé le lancement d'un programme commun dans le domaine de l'environnement intitulé "EUrocLIMA", qui aura pour objectif la mise en commun de connaissances et la mise en place de synergies et d'une coordination pour les mesures en cours et à venir en matière de lutte contre les changements climatiques.
Un sommet UE-Amérique latine et Caraïbes se tient tous les deux ans, alternativement en Europe et dans la région de l'Amérique latine et des Caraïbes. Il est l'occasion de développer le partenariat stratégique entre les deux régions, institué lors de leur premier sommet, tenu à Rio de Janeiro en 1999. Depuis lors, leurs relations n'ont cessé d'évoluer, traduisant l'importance croissante de l'Amérique latine et des Caraïbes sur la scène mondiale. L'UE est le principal investisseur étranger dans la région de l'Amérique latine et des Caraïbes, son deuxième partenaire commercial et, avec 1,2 milliard d'euros par an, également son principal pourvoyeur d'aide au développement.
Une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable
L'Union européenne vise à réduire nettement les risques résultant de l'utilisation de pesticides. Lors de sa session du 19 mai, le Conseil "Agriculture" a adopté une position commune sur un projet de directive concernant cette question importante.
Le nouvel instrument prévoit, pour atteindre son objectif, différents moyens, dont l'un des plus importants est l'établissement obligatoire, par les États membres, de plans d'action nationaux visant à atténuer l'incidence des pesticides sur la santé humaine et sur l'environnement. Les États membres devraient organiser la formation des distributeurs et des utilisateurs professionnels de ces produits et mettre sur pied des campagnes de sensibilisation en vue d'informer les citoyens des dangers liés aux pesticides. Dans les points de vente, les utilisateurs devraient recevoir des conseils de sécurité. La pulvérisation aérienne de ces substances devrait, d'une manière générale, être interdite, certaines dérogations restant toutefois autorisées. Des mesures particulières, telles que la création de zones tampons, devraient être prises pour protéger l'alimentation en eau potable et le milieu aquatique. Là où le risque d'exposition de la population est élevé, comme dans les parcs publics et les terrains de jeux pour enfants, des restrictions supplémentaires devraient être appliquées.
Les États membres devraient promouvoir une lutte contre les ravageurs à faible apport en pesticides, notamment la lutte intégrée contre les ravageurs, qui met en œuvre une gamme de mesures complémentaires, y compris des moyens non chimiques.
Cette directive sera adoptée dans le cadre de la procédure de codécision, ce qui signifie que l'approbation du Parlement européen est indispensable.
Pour plus d'informations:
Communiqué de presse(pdf)
Retransmission de la conférence de presse du Conseil
Événements à venir
Conseil "Éducation, jeunesse et culture", les 21 et 22 mai.
Conseil "Affaires générales et relations extérieures", les 26 et 27 mai.
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