Renoncer à l'expérimentation animale
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L'UE envisage d'introduire de nouvelles restrictions concernant l'utilisation d'animaux à des fins expérimentales et de fournir une meilleure protection aux animaux encore utilisés. Le 15 décembre, le Conseil a examiné une proposition de directive visant à assurer l'égalité de traitement de l'industrie et des milieux de la recherche dans toute l'Union. Le recours accru à des méthodes de substitution devrait stimuler les activités de recherche en Europe.
Les règles actuellement en vigueur dans l'UE en matière de protection des animaux utilisés à des fins scientifiques relèvent d'une directive datant de 1986. Depuis cette date, certains États membres ont adopté des exigences plus strictes en matière de bien-être des animaux de laboratoire, ce qui a creusé l'écart entre les différentes normes en vigueur en Europe. Le Conseil souhaite à présent éliminer ces différences, en tenant compte de l'évolution des avis éthiques relatifs au bien-être animal, des techniques expérimentales les plus récentes et des nouvelles connaissances scientifiques sur la capacité des animaux à éprouver et exprimer de la douleur.
Selon la législation proposée, il est essentiel de trouver des solutions de remplacement aux essais pratiqués sur des animaux. Lorsque ce n'est pas possible, il convient d'en réduire le nombre ou de perfectionner les méthodes d'expérimentation afin de faire moins souffrir les animaux. Au nombre des nouvelles règles figurerait également l'interdiction d'utiliser les grands singes (chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans) dans les procédures scientifiques. Ce n'est que si la survie de l'espèce elle-même est menacée, ou en cas de flambée imprévue d'une maladie invalidante ou potentiellement mortelle pour l'homme, que l'utilisation de ces animaux pourrait être autorisée.
La nouvelle directive demande la réalisation d'évaluations éthiques. Toute expérimentation pratiquée sur un animal devrait faire l'objet d'une autorisation. La directive fixerait également un ensemble d'exigences minimales en matière de soins et d'hébergement et exigerait que seuls des animaux de deuxième génération ou plus âgés soient utilisés, afin d'éviter l'épuisement des populations d'animaux sauvages.
Comme ce texte sera adopté selon la procédure de codécision, il requiert également l'approbation du Parlement européen.
Pour plus d'informations:
Communiqués de presse du Conseil
Retransmission des débats du Conseil