24/01/2012 - Affaires étrangères
Accroître la pression sur l'Iran
Profondément préoccupés par le programme nucléaire iranien, les ministres des affaires étrangères se sont mis d'accord, lors de leur session du 23 janvier, sur des mesures plus restrictives qui toucheront différents secteurs. Ils ont insisté sur le fait que ces mesures "visent à porter atteinte au financement du programme nucléaire iranien par le régime iranien et ne visent pas le peuple iranien".
La Haute Représentante, Catherine Ashton,
lors de la conférence de presse
L'UE poursuit une double approche dans le cadre de laquelle les sanctions visent à convaincre l'Iran d'entamer des négociations constructives en vue de trouver une solution diplomatique sur le fond de la question nucléaire. Conformément à cette approche, Mme Catherine Ashton, Haute Représentante, a annoncé que les ministres avaient arrêté des mesures supplémentaires, mais que la porte restait ouverte pour de véritables pourparlers avec le gouvernement iranien.
Les mesures ciblent différents secteurs: l'énergie, les finances et les transports, et de nouveaux noms ont été ajoutés à la liste des personnes et entités visées par les sanctions. Un embargo progressif sur le pétrole brut iranien a fait l'objet d'une attention particulière; les mesures restrictives concernant le secteur financier visent notamment la Banque centrale iranienne.
Cela fait plusieurs années que les programmes nucléaire et balistique de l'Iran sont la cause de graves préoccupations qui ont abouti à l'adoption de six résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et de onze résolutions du Conseil des gouverneurs de l'AIEA. Les Nations unies ont pris des sanctions afin d'exhorter l'Iran à remplir les obligations internationales qui lui incombent et à coopérer avec l'AIEA. L'UE a arrêté des mesures autonomes qui s'ajoutent aux sanctions de l'ONU.
Après avoir reçu un rapport inquiétant du directeur-général de l'AIEA daté du 8 novembre 2011, le Conseil a renforcé les mesures restrictives existantes et décidé d'examiner la possibilité d'étendre les sanctions. Les mesures adoptées ce 23 janvier sont le résultat de cet examen.
Le Conseil demeure par ailleurs préoccupé par la détérioration de la situation des droits de l'homme en Iran. Il avait adopté en 2011 des mesures restrictives à l'encontre de personnes responsables de violations des droits de l'homme en Iran tout en soulignant qu'il restait disposé à discuter des questions relatives aux droits de l'homme avec les autorités iraniennes.
Pour en savoir plus:
L'Union européenne et l'Iran (fiche d'information)
Communiqué de presse
Conclusions du Conseil sur l'Iran
Retransmission de la conférence de presse sur Internet
Doorsteps on Iran (extraits)
Merci pour votre participation.
Note: nous n'enverrons aucune réponse via cette enquête.
Pour des informations générales sur les activités du Conseil, contacter le service "Information au public".