|
Il convient également de renforcer le dialogue et les partenariats avec les régions de l'est et du sud‑est et d'améliorer la base d'informations et de connaissances. Les informations relatives aux tendances migratoires le long des routes migratoires qui traversent la région devraient être mises à profit pour définir les priorités en termes de politique et d'actions à mener. Il convient d'établir des profils de migration comportant des informations sur les flux et les stocks migratoires, ainsi que sur la dimension économique des migrations.
Il convient de donner la priorité à l'amélioration de la gestion des frontières et à la prévention des migrations clandestines et de la traite des êtres humains. L'accent est également mis sur la contribution des migrants au développement de leur pays d'origine.
Dans ses conclusions, le Conseil se félicite du lancement de partenariats pour la mobilité avec le Cap‑Vert et la République de Moldavie, qui constituent un nouveau cadre de coopération avec des pays tiers sur la question des migrations légales, notamment la migration circulaire. Cette forme de migration permet une certaine mobilité en donnant aux migrants la possibilité d'entreprendre une activité dans leur pays d'origine tout en conservant leur résidence principale dans un État membre, ou d'entrer à titre temporaire dans l'UE pour travailler, étudier ou suivre une formation, à la condition qu'ils retournent dans leur pays au terme de cette activité. Dans ce contexte, le Conseil invite la Commission à engager un dialogue en vue de partenariats pour la mobilité avec la Géorgie et le Sénégal.
Soutenir les processus de paix dans la région des Grands Lacs africains
Dans les conclusions qu'ils ont adoptées lors de la session du Conseil du16juin à Luxembourg, lesministres des affaires étrangères de l'UE ont salué les progrès accomplis dans la région. Ilsont souligné qu'il est important d'adopter une approche régionale et appelé à une coopération accrue entre les pays concernés.
La région des Grands Lacs Africains, qui comprend le Burundi, l'Ouganda, laRépublique démocratique duCongo et le Rwanda, a été gravement affectée par des guerres civiles, ungénocide et des conflits interétatiques pendant plus d'une décennie. Ces dernières années, l'Unioneuropéenne a contribué activement aux efforts internationaux visant à résoudre la crise dans la région. Le pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement, qui a été adopté lors de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs qui s'est tenue à Nairobi en décembre2006 sous l'égide des Nationsunies et de l'Unionafricaine avec la participation de l'UE, a ouvert la voie à un processus de paix global et à un développement économique et social durable.
En ce qui concerne la RDC, le Conseil a condamné les conflits armés en cours dans les provinces orientales du NordKivu et du SudKivu. Il a souligné qu'il importe d'accélérer le processus de désarmement convenu entre le gouvernement congolais et les groupes armés lors d'une conférence qui a eu lieu à Goma (RDC) en janvier 2008. En ce qui concerne leRwanda, le Conseil a souligné l'importance que revêtent les élections législatives qui se tiendront en septembre prochain. Il a confirmé que l'UE était disposée à envoyer une mission d'observation électorale.
Le Conseil s'est réjoui des progrès accomplis au Burundi, en particulier du retour dans le pays des responsables du dernier mouvement rebelle en activité (Palipehutu-FNL). Il a encouragé les deuxparties à maintenir activement leur engagement en faveur du processus de paix et à mettre enœuvre l'accord de cessez-le-feu. Concernant l'Ouganda, les ministres ont déploré que l'Arméede résistance du Seigneur n'ait pas signé l'accord de paix final négocié avec le gouvernement ougandais à Juba (Soudan). Ils ont encouragé le gouvernement ougandais à veiller àla mise en œuvre de toutes les dispositions de l'accord, afin de stabiliser la situation et de garantir une paix durable.
Situation en matière de sécurité au Soudan
Dans les conclusions qu'il a adoptées le 16 juin, le Conseil "Affaires générales et relations extérieures" (CAGRE) s'est déclaré préoccupé par la détérioration de la situation en matière de sécurité au Soudan. Il a demandé à toutes les parties de respecter leurs engagements dans le cadre de l'accord de paix global (APG) signé en2005.
Le Conseil a néanmoins salué l'accord conclu le 8 juin 2008 entre le Parti national du congrès et le Mouvementpopulaire de libération du Soudan concernant la feuille de route sur la région contestée d'Abyei et il a instamment demandé aux deux parties de respecter pleinement les dispositions de ce nouvel accord, afin que les populations puissent retourner sur les terres qui étaient les leurs. Ila également confirmé que l'UE est prête à apporter sont aide pour permettre de répondre aux besoins humanitaires des personnes qui ont dû quitter Abyei.
En ce qui concerne la région du Darfour, le Conseil a demandé aux parties de s'engager à respecter un cessez-le-feu immédiat et de réactiver le processus politique mené sous l'égide de l'Union africaine et des Nations unies. Le Conseil a souligné qu'il est nécessaire d'accélérer le déploiement de l'opération hybride UA/ONU au Darfour (MINUAD). Les ministres ont réaffirmé le soutien de l'UE à la Cour pénale internationale (CPI). Ils ont souligné que tout mandat délivré par la CPI devrait être respecté et que les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis au Darfour devraient être poursuivis.
Le Conseil s'est également déclaré préoccupé par les ramifications régionales de la crise au Soudan.
Compte tenu des tensions existantes entre le Soudan et le Tchad, il a invité les deux pays à respecter l'accord qu'ils ont conclu le 13 mars 2008 à Dakar.
Pour plus d'informations:
Communiqué de presse du Conseil(pdf)
Transmission par internet de la conférence de presse du Conseil
Événements à venir
Conseil européen, 19 et 20 juin
Conseil "Agriculture et pêche", 23 et 24 juinMore information:
|