Lors du sommet européen de printemps tenu les 24 et 25 mars, les dirigeants de l'UE ont à nouveau exprimé leur sympathie et leur solidarité au peuple japonais. L'UE est prête à aider le Japon à surmonter les conséquences tragiques du tremblement de terre et du tsunami.
À la suite d'une demande présentée par le gouvernement japonais, des secours sont en voie d'acheminement. Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, a déclaré: " En tant qu'amis sincères du Japon, nous réaffirmons l'importance stratégique que revêt la relation entre l'UE et le Japon".
Les dirigeants de l'UE ont fait de la question nucléaire une priorité essentielle et ont insisté sur la nécessité de tirer les enseignements de l'accident nucléaire qui s'est produit au Japon. Ils ont décidé que la sûreté des installations nucléaires de l'UE devait être vérifiée, dans le cadre d'une évaluation des risques et de la sûreté (les "tests de résistance"). La Commission veillera à ce que les modalités de ces tests soient définies le plus rapidement possible et à ce que ceux-ci soient réalisés dans les meilleurs délais.
Les particules radioactives ne s'arrêtant pas aux frontières, il y a lieu d'encourager les pays voisins à effectuer des "tests de résistance" similaires. "L'idéal serait de procéder à une vérification des centrales nucléaires à l'échelle mondiale," a indiqué Herman Van Rompuy.
Le 24 mars, Mme Kristalina Georgieva, membre de la Commission européenne chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la gestion des crises, est partie pour le Japon. À Tokyo, elle devait avoir avec les autorités japonaises et les bailleurs de fonds un entretien sur les opérations de secours en cours et faire le point des moyens logistiques accompagnant l'assistance européenne qui est fournie.
Afin de limiter encore les risques éventuels pour la sécurité de sa chaîne alimentaire, l'UE a décidé, le 24 mars, de renforcer les contrôles sur les importations de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux en provenance de certaines régions du Japon. Tous les produits des régions les plus touchées devront être contrôlés avant de quitter le Japon et seront soumis à des contrôles par sondage dans l'UE. Les aliments pour animaux et les denrées alimentaires provenant des autres régions du Japon feront l'objet de contrôles aléatoires à leur arrivée dans l'UE. La surveillance et les contrôles des importations relèvent de la responsabilité des États membres, qui sont tenus d'informer les autres États membres en cas de découverte d'un produit contaminé.
Le 23 mars, l'UE a envoyé au Japon 70 tonnes de biens de première nécessité offerts par ses États membres via le mécanisme de protection civile. Dix-sept pays de l'UE, membres du mécanisme de protection civile de l'UE, ont offert une aide en nature ou financière pour contribuer aux importantes opérations de secours du Japon. Une équipe européenne de protection civile, comprenant des experts en matière de transports, de logistique et de radioprotection, est déployée sur le terrain depuis le 18 mars.
Le 21 mars, à l'issue de la session du Conseil "Énergie", la présidence hongroise a déclaré qu'il fallait en priorité offrir au Japon et à la Libye une assistance humanitaire aussi bien que technique.
Le 17 mars, la présidence hongroise avait convoqué une session extraordinaire du Conseil "Énergie" pour se pencher sur les événements qui se sont récemment produits au niveau international (notamment la situation au Japon et en Afrique du Nord) et leur impact sur les marchés mondiaux de l'énergie et le secteur énergétique de l'UE. Le Conseil a par ailleurs procédé à un échange de vues sur la réaction au niveau de l'UE et au niveau des États membres.
Pour assurer la sécurité des produits importés du Japon, la Commission a recommandé qu'ils fassent l'objet d'une analyse de leur radioactivité. Sont concernés les aliments pour animaux et les denrées alimentaires issus de produits végétaux (par exemple le thé, les algues) ou animaux (pêche) importés depuis le 15 mars.
Le 14 mars,lors de la réunion des ministres des affaires étrangères du G8 qui s'est tenue à Paris, la Haute Représentante, Mme Catherine Ashton, a rencontré le ministre japonais des affaires étrangères, M. Takeaki Matsumoto. Au nom de l'UE, elle a témoigné sa compassion et sa solidarité envers la population japonaise. La Haute Représentante a renouvelé l'offre de soutien de l'UE.
Assistance en matière de protection civile
Le 14 mars, la délégation de l'UE à Tokyo a reçu le renfort d'un officier de liaison dont la mission est de nouer des contacts directs avec les autorités japonaises.
Une équipe de dix experts de l'UE en matière d'évaluation et de coordination de la protection civile se tient prête à partir pour coordonner l'assistance sur le terrain. Ces experts bénéficieront de l'appui d'une équipe technique d'assistance et de soutien (TAST).
Le Centre de situation de l'UE a activé sa page web consulaire en ligne pour échanger des informations sur les citoyens de l'UE susceptibles d'être affectés par la situation dans la région.
En ce qui concerne la situation dans les centrales nucléaires japonaises, la Commission européenne est régulièrement informée par l'Agence internationale de l'énergie atomique.
Le 12 mars, un expert humanitaire de la Commission a été envoyé à la mission au Japon de l'équipe des Nations unies chargée de l'évaluation et de la coordination en cas de catastrophe (UNDAC).
Pour de plus amples informations:
Communiqué de presse de la Commission du 25 mars 2011