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 Mr Janez JANSA (right), Slovenian Prime Minister, Chairman-in-office of the European Council, Mr Nicolas SARKOZY, French President. © 2008 European Council
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Traité de Lisbonne
Réunis les 19 et 20 juin 2008, les chefs d'État ou de gouvernement de l'Union européenne ont fait le point de la situation relative à la ratification du traité de Lisbonne, sur la base d'une première analyse des résultats du référendum irlandais présentée par le premier ministre irlandais M. Brian Cowen. Ils ont reconnu qu'il fallait davantage de temps pour analyser la situation et se sont ralliés à la suggestion de l'Irlande de revenir sur cette question lors de la réunion du Conseil européen du 15 octobre 2008, afin d'examiner la voie à suivre.
Les dirigeants ont noté que le traité avait été ratifié jusqu'à présent par les parlements de dix-neuf États membres de l'UE et que le processus de ratification étaient en cours dans d'autres. Ils ont également souligné qu'il était important que l'UE continue d'apporter des solutions concrètes dans les divers domaines d'action qui se trouvent au cœur des préoccupations des citoyens
Faire face au prix élevé des denrées alimentaires et de l'énergie
Lors du Conseil européen, les dirigeants de l'UE ont procédé à un échange de vues sur le problème de la hausse des prix des denrées alimentaires et de l'énergie. La flambée mondiale des prix des produits de base pose un certain nombre de problèmes en Europe, surtout pour les ménages à faibles revenus qui sont les plus touchés, et a également de graves répercussions sur les pays en développement.
Le Conseil européen a déclaré que l'Union avait déjà commencé à prendre des mesures pour faire face à cette flambée des prix, notamment en vendant des stocks d'intervention, en réduisant les restitutions à l'exportation, en augmentant les quotas laitiers et en suspendant les droits d'importation pour les céréales. Il sera nécessaire à l'avenir d'orienter davantage la production agricole vers les besoins du marché pour lui permettre de mieux réagir aux signaux du marché et de garantir une offre adéquate de denrées alimentaires, notamment dans le cadre du bilan de santé de la politique agricole commune. En outre, la promotion de l'innovation, de la recherche et du développement de la production agricole peut contribuer à améliorer son efficacité énergétique, sa productivité et sa capacité à s'adapter au changement climatique
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En ce qui concerne les biocarburants, il convient de mettre davantage l'accent sur des politiques s'inscrivant dans la durée, en fixant des critères de durabilité pour la production des biocarburants de première génération et en développant des biocarburants de deuxième génération fabriqués à partir de sous-produits. Il est également nécessaire d'évaluer en détail les incidences éventuelles des
biocarburants sur les produits agricoles destinés à l'alimentation ainsi que leurs conséquences environnementales et sociales.
Les dirigeants de l'UE se sont déclarés préoccupés par la hausse continue du prix du pétrole et du gaz et par ses incidences sociales et économiques. La récente flambée des prix mondiaux de l'énergie montre qu'il est nécessaire d'accroître l'efficacité énergétique et les économies d'énergie et de diversifier l'approvisionnement énergétique de l'UE, en utilisant notamment les énergies renouvelables et les nouvelles technologies. L'adoption rapide du paquet sur le changement climatique et l'énergie, actuellement en cours d'élaboration, devrait permettre de répondre à un grand nombre de ces préoccupations. Parmi les autres questions devant être examinées rapidement figurent la concurrence sur les marchés énergétiques, la modernisation des systèmes de transport et la transparence des marchés pétroliers. Les dirigeants de l'UE ont fait remarquer que l'incidence de l'augmentation des prix des produits de base sur les personnes les moins favorisées peut être atténuée par des mesures ciblées et de courte durée, à condition que celles-ci n'aient pas d'effets de distorsion sur l'économie, notamment en ce qui concerne les prix et les salaires. En outre, les dirigeants de l'UE ont invité la future présidence française, en coopération avec la Commission, à examiner la faisabilité et l'incidence de mesures visant à limiter les effets de la flambée des prix du pétrole et du gaz.
Au niveau international, l'UE apporte déjà une aide alimentaire et humanitaire aux pays en développement et encouragera une réponse mieux coordonnée à la crise alimentaire actuelle de la part des Nations unies, des institutions financières internationales et dans le cadre du G8. Les meilleurs résultats à long terme pourront être atteints en aidant les pays les plus touchés à développer de meilleures politiques agricoles, en accordant une attention particulière à la sécurité alimentaire, aux petits producteurs et au renforcement de l'efficacité énergétique.
Conclusions de la présidence (pdf)
Transmission par Internet de la conférence de presse du Conseil
Événements à venir
Conseil "Agriculture et pêche" des 23 et 24 juin
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