Les ministres des affaires étrangères ont prévenu la Syrie le 20 juin que l'UE préparait de nouvelles sanctions contre le régime du président Al-Assad et a rappelé que les mesures restrictives visent des personnes et des entités. Le Conseil a demandé une cessation immédiate des violences inacceptables exercées contre la population civile et un changement fondamental de politique, qui doit être mis en œuvre sans délai par l'équipe dirigeante.
"En ce qui concerne la Syrie, nous avons déjà imposé deux séries de sanctions et nous préparons un durcissement de nos mesures restrictives. Nous condamnons de la manière la plus ferme la répression qui continue d'être exercée contre la population du pays," a déclaré la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, qui présidait la réunion. "Le président Al-Assad doit lancer un dialogue crédible, véritable et sans exclusive et c'est aux Syriens qu'il appartient de juger si la volonté de réforme est présente."
Mme Ashton a réagi à l'allocution télévisée du président Al-Assad du 20 juin en déclarant : "À première vue, ce discours est décevant."
Dans les conclusions adoptées par les ministres des affaires étrangères, il est dit : "L'UE poursuit ses efforts diplomatiques, en collaboration avec des partenaires de la communauté internationale, pour que le Conseil de sécurité des Nations unies assume les responsabilités qui lui incombent au regard de la situation en Syrie et de ses conséquences au niveau régional."
Le Conseil des affaires étrangères a imposé une seconde série de sanctions contre le régime syrien le 23 mai, en ajoutant le président Bachar Al-Assad et neuf autres membres importants du gouvernement à la liste des personnes qui se voient interdire l'entrée sur le territoire de l'UE et qui sont soumises à un gel des avoirs.
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Council conclusions on Syria